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le concept du QI

Le 06 mars 2017
le concept du QI
Pour expliciter et comprendre le concept du QI

                                                           LE CONCEPT DU QI

   Du riz, en train de cuire, de la vapeur s’échappant vers le ciel en nuage, et c’est là toute la base du concept millénaire du QI. D’un idéogramme, se transcendent les différentes combinaisons possibles de la permanente transformation originelle, théorique, cyclique et pluridisciplinaire de la matière en énergie.

  Nombreuses sont les définitions chez les auteurs professionnels et les traducteurs, un mot apparait pourtant le plus adapté et le plus fédérateur : ENERGIE, ENERGIE VITALE ou bien encore le SOUFFLE-ENERGIE pour le Dr Jean-Marc Eyssalet, pour Michel Deydier-Bastide, le QI est « l’expression de plusieurs manifestations énergétiques corrélées en un même lieu et en même temps : biochimiques, thermodynamiques, électromagnétiques, neurophysiologiques ». Du même auteur, le « QI est une potentialité hautement individuelle dont on ne peut figer l’état qu’un instant par le diagnostic énergétique et qui place l’état de santé de l’individu dans un état naturel de mouvance absolue ». Le professeur Eric Marié nous précise que même «  les chinois, désormais, emploient ce terme d’énergie dans les ouvrages qu’ils traduisent vers les langues occidentales et que les principales alternatives sont : souffle, influence, émanation. Le QI, dans la littérature médicale chinoise, inclut également les notions de mouvement, de transformation, de communication, de fonctionnement et de connection ». Pour Mireille Meunier, le QI «  est à l’origine des phénomènes. Il représente le UN, c'est-à-dire le souffle primordial, d’où prend naissance le DEUX : le YIN et le YANG.

Dans les écrits, on lit : dans l’immensité de l’espace, il existe une énergie essentielle qui donne naissance à tous les phénomènes et s’y intègre. Le QI est la profonde unité qui imprègne l’univers et la vie. Il rejoint en cela le point de vue scientifique, selon lequel, l’ensemble de l’univers se réduit à une même structure : l’atome. Une telle unicité de la substance n’empêche pas la manifestation d’être multiple. Les manifestations sont différentes, mais néanmoins les principes universels qui les ordonnent sont les mêmes. Tout part d’une origine que l’on nomme le QI ».

   Ce concept du QI est le lien inextinguible et universel de l’apparition et de la manifestation du Yin et du Yang, concepts eux-mêmes de la matière (Yin) et du mouvement (Yang), formes antagonistes mais pas opposées, complémentaires et synergiques. Le Dr. Manola Souvanlasy Abhay écrit : « la particularité de la pensée chinoise, c’est qu’elle s’intéresse non pas aux contraires, mais aux contrastes, non pas à l’opposition, mais à l’alternance, non pas à l’immobilisme, mais au dynamisme. La pensée chinoise est l’art de gérer les paradoxes. » Nous le constatons encore plus intensément, ces concepts sont complexes et demandent un soin attentif d’apprentissage et d’intégration. Au-delà du QI que nous évoquons, celui-ci se divise en d’autres branches telles que le Feng QI l’énergie de l’air que l’on respire, le Jing QI l’énergie innée, issue du patrimoine génétique, le Gu QI l’énergie nutritive, produite par les aliments, le Zong QI l’énergie acquise, combinaison du Gu QI et du Feng QI, le Zhen QI l’énergie vitale, mélange de la partie innée de l’énergie rénale et du Zong QI, le Wei QI l’énergie défensive circulant dans la peau et les muscles, et bien d’autres divisions relatives au Yin ou au Yang, aux organes et entrailles et aux méridiens. Nous le constatons, le QI est alors la manifestation de divers types de mouvements complémentaires : entrée-sortie, montée-descente, inspiration-expiration, attraction-répulsion, contraction-expansion, pour Philippe Sionneau « sans sortie et entrée, alors il n’y a pas de naissance, de développement, de vigueur, de vieillesse ou de fin, sans montée et descente, alors il n’y a pas de naissance, de développement, de transformation, de récolte et de mise en réserve ». Ainsi, chaque organe et donc chaque méridien dans notre corps est relié à ces mouvements fondamentaux, l’élément BOIS est un mouvement vertical du bas vers le haut, la descente est rattachée à l’élément METAL, l’élément EAU est un mouvement centripète, c'est-à-dire de l’extérieur du corps vers l’intérieur et enfin, le mouvement centrifuge est relié à l’élément FEU. La prédominance des mouvements du QI dans les méridiens chinois peut se traduire plus simplement par la montée pour le FOIE et la RATE, la descente pour la VESICULE BILIAIRE, le CŒUR, le GROS INTESTIN et l’INTESTIN GRÊLE, la sortie pour la VESSIE, quant aux REINS, le YANG QI des REINS descend et le YIN QI des REINS monte, enfin pour les POUMONS, le QI a la particularité de monter, de sortir, d’entrer et de descendre, mais nous retiendrons plus particulièrement ce dernier mouvement. Philippe Sionneau rajoute avec pertinence les éléments suivants : « Seuls les ZANG FU (organes) ayant une relation avec l’extérieur peuvent avoir un mouvement d’entrée et/ou de sortie. C’est le cas du Poumon, de l’Estomac, de la Vessie et du Gros Intestin. Tous les autres n’opèrent que des mouvements internes de montée et de descente, mais peuvent être influencés par l’entrée et la sortie des premiers. Il est amusant de constater qu’au niveau des cinq organes Zang, ceux qui sont en bas, le Foie et les Reins, ont un QI qui monte et la Rate et l’Estomac, qui sont au centre, ont un QI qui respectivement monte et descend. Le haut et le bas communiquent et le centre fait liaison. » La maladie peut apparaitre alors quand ces mouvements fondamentaux du QI se dérèglent, il y aura correspondance entre ces mouvements physiologiques et des tendances pathologiques, des stagnations, des contre-courants, des affaissements, des excès, des nouures, des concentrations….des écrits d’auteurs chinois précisent même que l’entrée/sortie est davantage en relation avec des troubles externes, alors que la montée /descente est davantage en relation avec des troubles internes.

Si le QI circule bien et donc dans le « bon sens », il y a harmonie et les mécanismes corporels sont fluides.

Les organes et les méridiens tiennent un rôle important dans cette circulation harmonieuse, même si certains organes sont plus influents tels que la Rate qui produit le QI, et dont la déficience entraîne la perturbation du QI dans les autres organes ou méridien, le Poumon diffuse le QI dans l’ensemble de l’organisme, il donne l’impulsion de la circulation dans tout le corps et ainsi peut engendrer des perturbations dans les organes. Enfin, le Foie permet une circulation fluide du QI ainsi qu’un drainage, et détend les tensions, obstacles au QI.

Ces trois organes ont donc des tâches bien particulières et assurent l’harmonie du QI.

   Le QI parait bien complexe aux yeux du néophyte et pourtant il est l’essence, le mouvement, l’énergie qui nous anime et nous meut. Théorie, croyance, concept, philosophie, l’essentiel est dans l’apprentissage, la connaissance, entre tradition et modernisme, médecine naturelle ou allopathique, il ne s’agit pas d’amalgamer ni d’opposer, mais de s’imprégner, de comprendre l’universalité de l’être humain pour que la « complexité » se transforme en harmonie.